Un petit mot d’Anne-Marie

Du 22 février au 1er mai, j’ai eu l’immense plaisir d’accompagner nos étudiant-e-s d’Option langues au cours de leur séjour au Mexique, une première dans l’histoire de Marie-Vic. En effet, au lieu d’offrir un suivi hebdomadaire par Skype, comme je le faisais auparavant, je rencontrais les jeunes dans les locaux de notre organisme partenaire et je les accompagnais lors de leurs visites obligatoires. J’ai été un témoin privilégié de leur adaptation à cette culture à la fois fascinante et déstabilisante, de leur curiosité insatiable envers leur ville d’adoption et de l’aisance linguistique qu’ils acquirent si rapidement. Il s’agit, on s’en doutera, d’une expérience pédagogique exceptionnelle, mais que dire de l’expérience humaine? J’ai appris à connaitre six jeunes adultes au cœur d’or, six jeunes adultes respectueux des différences. Je suis revenue de ces 10 semaines avec des souvenirs impérissables dans la tête et dans le cœur : Amandine, la sportive, revenant d’une randonnée en montagne à Cuetzalan où nous pataugions dans la boue jusqu’aux chevilles, sous la pluie, et qui malgré tout arborait un sourire radieux; Laura, qui sera un jour mon écrivaine préférée, j’en suis certaine, attirant tant les chiens errants que l’un d’eux l’a suivie pendant 1,5 km, sur le chemin menant d’Acatepec à Tonanzintla, l’attendant patiemment à la porte des ateliers où nous allions fouiner; Ophélie, notre photographe officielle, immortalisant paysages, mines coquines des enfants, regards profonds des plus vieux en demandant toujours respectueusement la permission; Naomie qui m’a tant fait rire en s’amusant à crier, en imitant les nombreux vendeurs de babioles, dans la foule compacte de Teotihuacan en ce jour d’équinoxe : « Foto a diez pesooooooos con la güerita, video a veinteeeeeeee », alors qu’elle offrait de prendre un cliché pour pas cher avec Ophélie, un des « visages pâles » du groupe; María redécouvrant la culture de son pays natal et s’émouvant devant la situation des femmes autochtones en pensant à sa mère et à sa grand-mère; Sebastián, l’éternel retardataire, notre seul « chico », nous prévenant María et moi de ne pas traverser à pied au feu rouge parce que nous pourrions avoir une contravention et s’étonnant de l’éclat de rire qui s’ensuivit de notre part. Amandine, Laura, Ophélie, Naomie, María et Sebastián, je vous remercie d’avoir partagé avec moi tous ces moments qui font maintenant partie de mes souvenirs les plus chers de ce séjour. Siempre ocuparán un lugar especial en mi corazón.

 

 

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