Le mot de la fin (1)

Six heures du matin, 22 février, on est tous à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal.  Mon cœur bat, car je ne sais pas ce qui m’attend pour les dix prochaines semaines, dans un pays qui est le mien, mais dont cela fait des années que je ne suis pas retournée. C’est la première fois que je voyage toute seule et que je laisse de côté ma famille pour découvrir qui je suis et ce que je veux faire. Dix semaines, on dirait que c’est beaucoup de temps, mais à vrai dire, dix semaines se sont passées très vite. Dix semaines pour connaître la ville de Puebla, ses villages comme Metepec, ou Tehuacan ou le village magique de Cuetzalan. Dix semaines pour apprendre de la vie des gens et pour vivre avec une famille qui ne fait que faire le possible pour qu’on se sente comme dans notre vraie famille. Au début, on ne connaissait rien, on ne savait pas où prendre l’autobus, ou comment faire pour débarquer.  Je n’ai pas de problème avec la langue, mais du reste, je suis comme mes compagnons. Je ne connais rien de comment ça marche à Puebla. Les gens de SIIJUVE sont là pour nous aider et je peux dire qu’ils sont simplement formidables. On n’aurait jamais réussi ce voyage sans eux et surtout pas sans notre professeure Anne-Marie ou notre coordinatrice de Siijuve, Mayra.  On est tous devenus une grande équipe. Plus le temps passe, plus on se sent en confiance à Puebla, on veut rester, on veut faire partie du Mexique. On veut rester à la ville de Mexico, à Cuetzalan. Ces villes très différentes; on a connu plein d’histoires et leur beauté. Je veux rester! Les dix semaines sont passées assez vite, il est temps de partir et j’ai hâte de voir mes parents, mes frères, mes sœurs et mon neveu. Par contre, il y a une partie de moi qui veut rester, une partie de moi qui ne veut pas retourner à Montréal. Je veux rester au Mexique! Je veux me réveiller et contempler le Popocatépetl chaque matin, comme je l’ai fait pendant dix semaines. Qu’est-ce que Puebla m’a fait? Je suis enchantée. Neuf heures du matin, 1er mai, je suis à Montréal, je vois ma famille à nouveau. Je n’ai qu’une chose dans ma tête : « dix semaines ont passé très vite, je dois retourner ».

María Pina

 

 

Cette entrée a été publiée dans Activités, Puebla. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire