Teotihuacan… vu par Laura

La gente grita. La gente se anima. La gente, cien mil personas el lunes del equinoccio solamente, ve exactamente la misma cosa que yo veo, pero lo comprende de manera diferente. Algunas notas de música se escuchan y el ritmo dicta a qué velocidad debo caminar sobre la tierra seca. Cada paso levanta olas de polvo. Estoy sonriendo. La vida está bonita. Observo los detalles de las piedras, no saco muchas fotografías. Quiero recordar todo porque lo viví en ese momento. Escucho a la gente hablar, pero no comprendo lo que dice. No me importa. Subo, con mis amigas, una pirámide pequeña. Puedo ver turistas. Es muy chistoso ver que la mayoría de los turistas de México son mexicanos. Desde el alto de la pequeña pirámide, veo ropa blanca. Veo el gris del cielo, pero siento los rayos del sol contra mi piel. Estamos en Teotihuacán, zona arqueológica a 50 kilómetros de la ciudad de México. Es loco pensar que antes de ser abandonada en el siglo VIII, los mexicas recorrieron el mismo trayecto en el cual estoy caminando.  Por fin, llego a la pirámide del Sol, creo que es la más grande de todas con sus casi 64 metros de altura. Decido que no voy a subir porque no me gustan las alturas. Entonces, estoy esperando y observo. Observo los suspiros de alivio, las risas, los amigos, las familias… Veo bailes tradicionales, vendedores, calles llenas de gente. Y a pesar de la blancura de mi piel, me siento en mi lugar. Toda vestida de blanco para captar la energía del sol, físicamente, con mis pies tocando el primer nivel de la pirámide, en el «Lugar donde fueron hechos los dioses» como los Mexicas llamaban Teotihuacán, estoy pensando en la suerte que tengo de vivir esta experiencia, de ver ese fenómeno. Juntos, vestidos de ropa blanca y de una sonrisa, levantamos las manos hacia el sol. Por un ratito, no oigo los gritos, los pasos de la gente, los tambores, los cantos… Y cuando vuelvo a abrir los ojos, comprendo ahora la importancia de volver a nuestras raíces. Comprendo como el presente puede frecuentar el pasado todo los días… Ahora, hay una paz en mí, aunque la vida alrededor esté activa. La gente baila. La gente ríe. La gente, cien mil personas el lunes del equinoccio solamente, ve exactamente la misma cosa que yo veo, pero lo comprende de manera completamente diferente…

Laura

Les gens crient. Les gens s’animent. Les gens, cent mille personnes le lundi de l’équinoxe seulement, voient exactement la même chose que je vois, mais ils le comprennent d’une manière complètement différente. Quelques notes de musique se font entendre et le rythme dicte la vitesse que mes pieds frôlent la terre sèche. Chaque pas relève un peu de poussière. Je souris. La vie est belle. J’observe les détails dans les pierres, je ne prends pas beaucoup de photographies. Je veux me souvenir de tout simplement parce que je le vis, là et maintenant. J’écoute les gens parler, mais je ne comprends pas ce qu’ils disent. Ça m’importe peu en réalité. Mes amis et moi, nous montons une petite pyramide. Je peux observer les touristes. C’est drôle de voir que les meilleurs touristes au Mexique, ce sont les Mexicains. Du haut de cette petite pyramide, je vois les gens vêtus de vêtements blancs. Je vois le ciel gris, mais je sens les rayons du soleil contre ma peau. Nous sommes à Teotihuacan, zone archéologique à 50 kilomètres de la ville de Mexico. C’est fou d’imaginer qu’avant d’être abandonné au VIIIe siècle, les mexicas marchaient exactement le même trajet que je suis en train de parcourir. Enfin, j’arrive à la pyramide du Soleil, je crois que c’est la plus grande de toutes avec ses 64 mètres d’altitude. Je décide que je ne vais pas monter parce que j’ai le vertige. Donc j’attends. Et j’observe. J’observe les soupires de soulagement, les rires, les amis, les familles… Je vois les danses traditionnelles, les vendeurs, les rues remplies de gens. Malgré ma peau blanche, je me sens à ma place. Toute vêtue de blanc pour capter l’énergie du soleil, mes pieds touchant le premier niveau de la pyramide en ce lieu appelé «Lugar donde fueron hechos los dioses» par les mexicas, je pense à la chance que j’aie de vivre cette expérience, de voir ce phénomène. Ensemble, vêtus de blanc et d’un sourire, nous levons nos mains vers le soleil. Pour un moment, je n’entends plus les cris, les pas des gens, les tambours, les chants… Et quand je rouvre les yeux, je comprends enfin l’importance de revenir à nos racines. Je comprends comment le présent peut fréquenter le passé tous les jours… Maintenant, il y a une paix en moi, même si la vie autour de moi reste active. Les gens dansent. Les gens rient. Les gens, cent mille personnes le lundi de l’équinoxe seulement, voient exactement la même chose que je vois, mais ils le comprennent d’une manière complètement différente…

 

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