Le mot de la fin (2)

Depuis mon retour de voyage, je ne pense qu’à une chose: repartir. Ce n’est pas que je n’aime pas ma maison, loin de là, mais j’aime tout simplement en avoir d’autres, des maisons, un peu partout sur la planète. Parce que c’était vraiment ça mon sentiment au Mexique, se sentir chez soi. Et maintenant me voilà à la recherche d’autres aventures qui me feront grandir autant en tant que personne. Partir à l’étranger, c’est tout simplement la meilleure école qui puisse exister et je suis ravie d’avoir pu vivre cela. Le Mexique m’a appris une tonne de choses et le gout du voyage en est une. Il n’y a pas réellement de mots assez puissants pour expliquer combien le voyage est la plus belle façon d’apprendre des autres, mais aussi de soi. Mon bonheur à moi c’est d’explorer sans comprendre exactement où je suis, mais comprendre qui je suis à travers tour ça. Ma vie prend un sens au final.

Naomie Gelper

 

Publié dans Activités, Montréal | Laisser un commentaire

Le mot de la fin (1)

Six heures du matin, 22 février, on est tous à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal.  Mon cœur bat, car je ne sais pas ce qui m’attend pour les dix prochaines semaines, dans un pays qui est le mien, mais dont cela fait des années que je ne suis pas retournée. C’est la première fois que je voyage toute seule et que je laisse de côté ma famille pour découvrir qui je suis et ce que je veux faire. Dix semaines, on dirait que c’est beaucoup de temps, mais à vrai dire, dix semaines se sont passées très vite. Dix semaines pour connaître la ville de Puebla, ses villages comme Metepec, ou Tehuacan ou le village magique de Cuetzalan. Dix semaines pour apprendre de la vie des gens et pour vivre avec une famille qui ne fait que faire le possible pour qu’on se sente comme dans notre vraie famille. Au début, on ne connaissait rien, on ne savait pas où prendre l’autobus, ou comment faire pour débarquer.  Je n’ai pas de problème avec la langue, mais du reste, je suis comme mes compagnons. Je ne connais rien de comment ça marche à Puebla. Les gens de SIIJUVE sont là pour nous aider et je peux dire qu’ils sont simplement formidables. On n’aurait jamais réussi ce voyage sans eux et surtout pas sans notre professeure Anne-Marie ou notre coordinatrice de Siijuve, Mayra.  On est tous devenus une grande équipe. Plus le temps passe, plus on se sent en confiance à Puebla, on veut rester, on veut faire partie du Mexique. On veut rester à la ville de Mexico, à Cuetzalan. Ces villes très différentes; on a connu plein d’histoires et leur beauté. Je veux rester! Les dix semaines sont passées assez vite, il est temps de partir et j’ai hâte de voir mes parents, mes frères, mes sœurs et mon neveu. Par contre, il y a une partie de moi qui veut rester, une partie de moi qui ne veut pas retourner à Montréal. Je veux rester au Mexique! Je veux me réveiller et contempler le Popocatépetl chaque matin, comme je l’ai fait pendant dix semaines. Qu’est-ce que Puebla m’a fait? Je suis enchantée. Neuf heures du matin, 1er mai, je suis à Montréal, je vois ma famille à nouveau. Je n’ai qu’une chose dans ma tête : « dix semaines ont passé très vite, je dois retourner ».

María Pina

 

 

Publié dans Activités, Puebla | Laisser un commentaire

Un petit mot d’Anne-Marie

Du 22 février au 1er mai, j’ai eu l’immense plaisir d’accompagner nos étudiant-e-s d’Option langues au cours de leur séjour au Mexique, une première dans l’histoire de Marie-Vic. En effet, au lieu d’offrir un suivi hebdomadaire par Skype, comme je le faisais auparavant, je rencontrais les jeunes dans les locaux de notre organisme partenaire et je les accompagnais lors de leurs visites obligatoires. J’ai été un témoin privilégié de leur adaptation à cette culture à la fois fascinante et déstabilisante, de leur curiosité insatiable envers leur ville d’adoption et de l’aisance linguistique qu’ils acquirent si rapidement. Il s’agit, on s’en doutera, d’une expérience pédagogique exceptionnelle, mais que dire de l’expérience humaine? J’ai appris à connaitre six jeunes adultes au cœur d’or, six jeunes adultes respectueux des différences. Je suis revenue de ces 10 semaines avec des souvenirs impérissables dans la tête et dans le cœur : Amandine, la sportive, revenant d’une randonnée en montagne à Cuetzalan où nous pataugions dans la boue jusqu’aux chevilles, sous la pluie, et qui malgré tout arborait un sourire radieux; Laura, qui sera un jour mon écrivaine préférée, j’en suis certaine, attirant tant les chiens errants que l’un d’eux l’a suivie pendant 1,5 km, sur le chemin menant d’Acatepec à Tonanzintla, l’attendant patiemment à la porte des ateliers où nous allions fouiner; Ophélie, notre photographe officielle, immortalisant paysages, mines coquines des enfants, regards profonds des plus vieux en demandant toujours respectueusement la permission; Naomie qui m’a tant fait rire en s’amusant à crier, en imitant les nombreux vendeurs de babioles, dans la foule compacte de Teotihuacan en ce jour d’équinoxe : « Foto a diez pesooooooos con la güerita, video a veinteeeeeeee », alors qu’elle offrait de prendre un cliché pour pas cher avec Ophélie, un des « visages pâles » du groupe; María redécouvrant la culture de son pays natal et s’émouvant devant la situation des femmes autochtones en pensant à sa mère et à sa grand-mère; Sebastián, l’éternel retardataire, notre seul « chico », nous prévenant María et moi de ne pas traverser à pied au feu rouge parce que nous pourrions avoir une contravention et s’étonnant de l’éclat de rire qui s’ensuivit de notre part. Amandine, Laura, Ophélie, Naomie, María et Sebastián, je vous remercie d’avoir partagé avec moi tous ces moments qui font maintenant partie de mes souvenirs les plus chers de ce séjour. Siempre ocuparán un lugar especial en mi corazón.

 

 

Publié dans Activités, Puebla | Laisser un commentaire

Séminaire Arráncame la vida

Le 26 avril, les étudiants ont visité Puebla sur les traces des personnages principaux du roman Arráncame la vida de Ángeles Mastretta, auteure mexicaine originaire de cette ville. La visite est précédée d’un séminaire donné par le professeur Enrique Bagatella.

Vous pouvez voir l’album complet préparé par le professeur Bagatella ici.

Publié dans Activités, Puebla | Laisser un commentaire

Vidéo souvenir de Siijuve

Vous pouvez visionner ce vidéo offert par l’équipe de Siijuve à nos étudiants, en guise de souvenir de leur séjour à Puebla, à l’hiver 2016.

Grupo Cégep Marie-Victorin,2016!!!

Publié dans Activités, Puebla | Laisser un commentaire

La dernière semaine

Ça y ait. La dernière semaine est déjà entamée. Je me souviens encore quand j’avais ce décompte pour partir vers le Mexique. Et maintenant… Mon dernier lundi vient de se terminer. Je ne suis même pas encore rentrée, mais l’envie de repartir est déjà présente.

Vois-tu, quand on est jeune comme je le suis, on pense qu’on a tout le temps du monde devant nous. On se croit invincible, intouchable. On croit connaitre tout. On a la tête remplie d’ambitions et de rêves. Mais en réalité, on est con. On ne connait strictement rien à la vie.

Vivre ici, dans une famille d’accueil, ça change qui on est, autant de la manière qu’on voit la vie que de la manière qu’on l’interprète. On comprend encore plus qu’est-ce que le confort et la sécurité de notre Canada. On comprend la chance que l’on a de vivre la vie que l’on vit.

Je quitte le Mexique ce samedi, pendant la nuit. Bien sûr, je ramène cadeaux de divers endroits visités, mais bien plus que ça, je rapporte souvenirs, photographies, valeurs, ouverture d’esprit… Et une moi transformée, enchantée par les petits plaisirs de la vie…

Je ne sais pas ce que la vie va m’apporter. Je ne sais pas où je serai dans un mois, encore moins dans un an. Je sais simplement que pour l’instant, je profiterai de chaque heure, chaque minute, chaque seconde de cette merveilleuse expérience avec amis qui sont devenus famille au cours de ces 10 dernières semaines qui touchent malheureusement à leur fin.

Gracias por todo, amigos. Nunca olvidaré las personas que tocan mi corazón.

Laura

Publié dans Activités, Puebla | Laisser un commentaire

Le bénévolat

À première vue, cela peut paraitre pénible de devoir se lever à 7 h 30 deux jours par semaine pour aller dans une classe d’enfants de 9 ans surexcités. Mais la vérité c’est que j’y ai pris goût et je me suis attachée à ces petits monstres. Je me suis attachée à leurs «Buenos dias Naomie» en coeur, leurs câlins, nos sourires échangés, leurs rires sincères, leurs questions sur le Canada et leurs bêtises (parce que oui y’en font plein). Ce que j’ai le plus adoré c’est de pouvoir prendre le temps de connaitre chacun d’eux durant 2 mois. Je ne veux pas devenir professeur, ni éducatrice, mais l’expérience m’a quand même enrichie à d’autres niveaux. Évidemment, sur le plan de la langue, puisque y’a rien de plus mignon qu’un enfant qui te dessine ou te décrit un mot en espagnol que tu ne comprends pas, mais aussi sur le plan humain tout simplement. J’ai développé ma patience avec des enfants et peut-être m’ont-ils donné le gout d’être mère un jour. Qui sait? J’espère leur avoir apporté ne serait-ce qu’un peu, ne serait-ce que comment conjuguer « to dance » au passé ou comment apprendre ses tables de multiplication. Je suis un peu retournée en enfance — mais aussi dans l’enfer des mathématiques… Ouf.

À Trini, Diego, Rojelio, Lily, Dulce, Anita, Frida, Saori, Fatima, Edgar, Alejondra, Carlitos, Octavio, Nataly, Alan Sanchez et Alan Luna…

Naomie

 

Publié dans Activités, Puebla | Laisser un commentaire

Ciudad de México

El zócalo

De noche...

En camino hacia...

Museo Frida Kahlo - La casa azul

Museo de antropología - La piedra del sol

Publié dans Activités, Puebla | Laisser un commentaire

Teotihuacan… vu par Laura

La gente grita. La gente se anima. La gente, cien mil personas el lunes del equinoccio solamente, ve exactamente la misma cosa que yo veo, pero lo comprende de manera diferente. Algunas notas de música se escuchan y el ritmo dicta a qué velocidad debo caminar sobre la tierra seca. Cada paso levanta olas de polvo. Estoy sonriendo. La vida está bonita. Observo los detalles de las piedras, no saco muchas fotografías. Quiero recordar todo porque lo viví en ese momento. Escucho a la gente hablar, pero no comprendo lo que dice. No me importa. Subo, con mis amigas, una pirámide pequeña. Puedo ver turistas. Es muy chistoso ver que la mayoría de los turistas de México son mexicanos. Desde el alto de la pequeña pirámide, veo ropa blanca. Veo el gris del cielo, pero siento los rayos del sol contra mi piel. Estamos en Teotihuacán, zona arqueológica a 50 kilómetros de la ciudad de México. Es loco pensar que antes de ser abandonada en el siglo VIII, los mexicas recorrieron el mismo trayecto en el cual estoy caminando.  Por fin, llego a la pirámide del Sol, creo que es la más grande de todas con sus casi 64 metros de altura. Decido que no voy a subir porque no me gustan las alturas. Entonces, estoy esperando y observo. Observo los suspiros de alivio, las risas, los amigos, las familias… Veo bailes tradicionales, vendedores, calles llenas de gente. Y a pesar de la blancura de mi piel, me siento en mi lugar. Toda vestida de blanco para captar la energía del sol, físicamente, con mis pies tocando el primer nivel de la pirámide, en el «Lugar donde fueron hechos los dioses» como los Mexicas llamaban Teotihuacán, estoy pensando en la suerte que tengo de vivir esta experiencia, de ver ese fenómeno. Juntos, vestidos de ropa blanca y de una sonrisa, levantamos las manos hacia el sol. Por un ratito, no oigo los gritos, los pasos de la gente, los tambores, los cantos… Y cuando vuelvo a abrir los ojos, comprendo ahora la importancia de volver a nuestras raíces. Comprendo como el presente puede frecuentar el pasado todo los días… Ahora, hay una paz en mí, aunque la vida alrededor esté activa. La gente baila. La gente ríe. La gente, cien mil personas el lunes del equinoccio solamente, ve exactamente la misma cosa que yo veo, pero lo comprende de manera completamente diferente…

Laura

Les gens crient. Les gens s’animent. Les gens, cent mille personnes le lundi de l’équinoxe seulement, voient exactement la même chose que je vois, mais ils le comprennent d’une manière complètement différente. Quelques notes de musique se font entendre et le rythme dicte la vitesse que mes pieds frôlent la terre sèche. Chaque pas relève un peu de poussière. Je souris. La vie est belle. J’observe les détails dans les pierres, je ne prends pas beaucoup de photographies. Je veux me souvenir de tout simplement parce que je le vis, là et maintenant. J’écoute les gens parler, mais je ne comprends pas ce qu’ils disent. Ça m’importe peu en réalité. Mes amis et moi, nous montons une petite pyramide. Je peux observer les touristes. C’est drôle de voir que les meilleurs touristes au Mexique, ce sont les Mexicains. Du haut de cette petite pyramide, je vois les gens vêtus de vêtements blancs. Je vois le ciel gris, mais je sens les rayons du soleil contre ma peau. Nous sommes à Teotihuacan, zone archéologique à 50 kilomètres de la ville de Mexico. C’est fou d’imaginer qu’avant d’être abandonné au VIIIe siècle, les mexicas marchaient exactement le même trajet que je suis en train de parcourir. Enfin, j’arrive à la pyramide du Soleil, je crois que c’est la plus grande de toutes avec ses 64 mètres d’altitude. Je décide que je ne vais pas monter parce que j’ai le vertige. Donc j’attends. Et j’observe. J’observe les soupires de soulagement, les rires, les amis, les familles… Je vois les danses traditionnelles, les vendeurs, les rues remplies de gens. Malgré ma peau blanche, je me sens à ma place. Toute vêtue de blanc pour capter l’énergie du soleil, mes pieds touchant le premier niveau de la pyramide en ce lieu appelé «Lugar donde fueron hechos los dioses» par les mexicas, je pense à la chance que j’aie de vivre cette expérience, de voir ce phénomène. Ensemble, vêtus de blanc et d’un sourire, nous levons nos mains vers le soleil. Pour un moment, je n’entends plus les cris, les pas des gens, les tambours, les chants… Et quand je rouvre les yeux, je comprends enfin l’importance de revenir à nos racines. Je comprends comment le présent peut fréquenter le passé tous les jours… Maintenant, il y a une paix en moi, même si la vie autour de moi reste active. Les gens dansent. Les gens rient. Les gens, cent mille personnes le lundi de l’équinoxe seulement, voient exactement la même chose que je vois, mais ils le comprennent d’une manière complètement différente…

 

Publié dans Activités, Puebla | Laisser un commentaire

Cuetzalan… vu par Ophélie

En route vers une communauté indigène près de Cuetzalan, nous avons croisé cette famille, ce fut seulement le temps d’un instant, le temps d’un cliché.

Notre séjour à Tlatlauquitepec fut rempli de paroles, de cris, de rires, excepté ce moment où cette femme traversa la cour d’école. Tout le monde se tut naturellement comme si c’était la sagesse elle-même que nous venions d’apercevoir.

Sur le chemin du retour, après avoir visité les cascades, Naomie aperçut cette fillette dont elle prit quelques photos jusqu’à ce qu’elle entende la mère de cette petite l’appeler : «Naomie rentre à la maison! ».

À peine le temps de demander si je pouvais les photographier qu’ils étaient déjà prêts. J’aime penser que j’ai fait partie de leur journée de quelconque manière. Peut-être même en ont-ils parlé à leur famille ou leurs amis en rentrant à la maison.

Quand même les choses les plus simples deviennent complexes, tout devient tâche et effort.

 

Publié dans Activités, Puebla | Laisser un commentaire