Séminaire Arráncame la vida

Le 26 avril, les étudiants ont visité Puebla sur les traces des personnages principaux du roman Arráncame la vida de Ángeles Mastretta, auteure mexicaine originaire de cette ville. La visite est précédée d’un séminaire donné par le professeur Enrique Bagatella.

Vous pouvez voir l’album complet préparé par le professeur Bagatella ici.

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Vidéo souvenir de Siijuve

Vous pouvez visionner ce vidéo offert par l’équipe de Siijuve à nos étudiants, en guise de souvenir de leur séjour à Puebla, à l’hiver 2016.

Grupo Cégep Marie-Victorin,2016!!!

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La dernière semaine

Ça y ait. La dernière semaine est déjà entamée. Je me souviens encore quand j’avais ce décompte pour partir vers le Mexique. Et maintenant… Mon dernier lundi vient de se terminer. Je ne suis même pas encore rentrée, mais l’envie de repartir est déjà présente.

Vois-tu, quand on est jeune comme je le suis, on pense qu’on a tout le temps du monde devant nous. On se croit invincible, intouchable. On croit connaitre tout. On a la tête remplie d’ambitions et de rêves. Mais en réalité, on est con. On ne connait strictement rien à la vie.

Vivre ici, dans une famille d’accueil, ça change qui on est, autant de la manière qu’on voit la vie que de la manière qu’on l’interprète. On comprend encore plus qu’est-ce que le confort et la sécurité de notre Canada. On comprend la chance que l’on a de vivre la vie que l’on vit.

Je quitte le Mexique ce samedi, pendant la nuit. Bien sûr, je ramène cadeaux de divers endroits visités, mais bien plus que ça, je rapporte souvenirs, photographies, valeurs, ouverture d’esprit… Et une moi transformée, enchantée par les petits plaisirs de la vie…

Je ne sais pas ce que la vie va m’apporter. Je ne sais pas où je serai dans un mois, encore moins dans un an. Je sais simplement que pour l’instant, je profiterai de chaque heure, chaque minute, chaque seconde de cette merveilleuse expérience avec amis qui sont devenus famille au cours de ces 10 dernières semaines qui touchent malheureusement à leur fin.

Gracias por todo, amigos. Nunca olvidaré las personas que tocan mi corazón.

Laura

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Le bénévolat

À première vue, cela peut paraitre pénible de devoir se lever à 7 h 30 deux jours par semaine pour aller dans une classe d’enfants de 9 ans surexcités. Mais la vérité c’est que j’y ai pris goût et je me suis attachée à ces petits monstres. Je me suis attachée à leurs «Buenos dias Naomie» en coeur, leurs câlins, nos sourires échangés, leurs rires sincères, leurs questions sur le Canada et leurs bêtises (parce que oui y’en font plein). Ce que j’ai le plus adoré c’est de pouvoir prendre le temps de connaitre chacun d’eux durant 2 mois. Je ne veux pas devenir professeur, ni éducatrice, mais l’expérience m’a quand même enrichie à d’autres niveaux. Évidemment, sur le plan de la langue, puisque y’a rien de plus mignon qu’un enfant qui te dessine ou te décrit un mot en espagnol que tu ne comprends pas, mais aussi sur le plan humain tout simplement. J’ai développé ma patience avec des enfants et peut-être m’ont-ils donné le gout d’être mère un jour. Qui sait? J’espère leur avoir apporté ne serait-ce qu’un peu, ne serait-ce que comment conjuguer « to dance » au passé ou comment apprendre ses tables de multiplication. Je suis un peu retournée en enfance — mais aussi dans l’enfer des mathématiques… Ouf.

À Trini, Diego, Rojelio, Lily, Dulce, Anita, Frida, Saori, Fatima, Edgar, Alejondra, Carlitos, Octavio, Nataly, Alan Sanchez et Alan Luna…

Naomie

 

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Ciudad de México

El zócalo

De noche...

En camino hacia...

Museo Frida Kahlo - La casa azul

Museo de antropología - La piedra del sol

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Teotihuacan… vu par Laura

La gente grita. La gente se anima. La gente, cien mil personas el lunes del equinoccio solamente, ve exactamente la misma cosa que yo veo, pero lo comprende de manera diferente. Algunas notas de música se escuchan y el ritmo dicta a qué velocidad debo caminar sobre la tierra seca. Cada paso levanta olas de polvo. Estoy sonriendo. La vida está bonita. Observo los detalles de las piedras, no saco muchas fotografías. Quiero recordar todo porque lo viví en ese momento. Escucho a la gente hablar, pero no comprendo lo que dice. No me importa. Subo, con mis amigas, una pirámide pequeña. Puedo ver turistas. Es muy chistoso ver que la mayoría de los turistas de México son mexicanos. Desde el alto de la pequeña pirámide, veo ropa blanca. Veo el gris del cielo, pero siento los rayos del sol contra mi piel. Estamos en Teotihuacán, zona arqueológica a 50 kilómetros de la ciudad de México. Es loco pensar que antes de ser abandonada en el siglo VIII, los mexicas recorrieron el mismo trayecto en el cual estoy caminando.  Por fin, llego a la pirámide del Sol, creo que es la más grande de todas con sus casi 64 metros de altura. Decido que no voy a subir porque no me gustan las alturas. Entonces, estoy esperando y observo. Observo los suspiros de alivio, las risas, los amigos, las familias… Veo bailes tradicionales, vendedores, calles llenas de gente. Y a pesar de la blancura de mi piel, me siento en mi lugar. Toda vestida de blanco para captar la energía del sol, físicamente, con mis pies tocando el primer nivel de la pirámide, en el «Lugar donde fueron hechos los dioses» como los Mexicas llamaban Teotihuacán, estoy pensando en la suerte que tengo de vivir esta experiencia, de ver ese fenómeno. Juntos, vestidos de ropa blanca y de una sonrisa, levantamos las manos hacia el sol. Por un ratito, no oigo los gritos, los pasos de la gente, los tambores, los cantos… Y cuando vuelvo a abrir los ojos, comprendo ahora la importancia de volver a nuestras raíces. Comprendo como el presente puede frecuentar el pasado todo los días… Ahora, hay una paz en mí, aunque la vida alrededor esté activa. La gente baila. La gente ríe. La gente, cien mil personas el lunes del equinoccio solamente, ve exactamente la misma cosa que yo veo, pero lo comprende de manera completamente diferente…

Laura

Les gens crient. Les gens s’animent. Les gens, cent mille personnes le lundi de l’équinoxe seulement, voient exactement la même chose que je vois, mais ils le comprennent d’une manière complètement différente. Quelques notes de musique se font entendre et le rythme dicte la vitesse que mes pieds frôlent la terre sèche. Chaque pas relève un peu de poussière. Je souris. La vie est belle. J’observe les détails dans les pierres, je ne prends pas beaucoup de photographies. Je veux me souvenir de tout simplement parce que je le vis, là et maintenant. J’écoute les gens parler, mais je ne comprends pas ce qu’ils disent. Ça m’importe peu en réalité. Mes amis et moi, nous montons une petite pyramide. Je peux observer les touristes. C’est drôle de voir que les meilleurs touristes au Mexique, ce sont les Mexicains. Du haut de cette petite pyramide, je vois les gens vêtus de vêtements blancs. Je vois le ciel gris, mais je sens les rayons du soleil contre ma peau. Nous sommes à Teotihuacan, zone archéologique à 50 kilomètres de la ville de Mexico. C’est fou d’imaginer qu’avant d’être abandonné au VIIIe siècle, les mexicas marchaient exactement le même trajet que je suis en train de parcourir. Enfin, j’arrive à la pyramide du Soleil, je crois que c’est la plus grande de toutes avec ses 64 mètres d’altitude. Je décide que je ne vais pas monter parce que j’ai le vertige. Donc j’attends. Et j’observe. J’observe les soupires de soulagement, les rires, les amis, les familles… Je vois les danses traditionnelles, les vendeurs, les rues remplies de gens. Malgré ma peau blanche, je me sens à ma place. Toute vêtue de blanc pour capter l’énergie du soleil, mes pieds touchant le premier niveau de la pyramide en ce lieu appelé «Lugar donde fueron hechos los dioses» par les mexicas, je pense à la chance que j’aie de vivre cette expérience, de voir ce phénomène. Ensemble, vêtus de blanc et d’un sourire, nous levons nos mains vers le soleil. Pour un moment, je n’entends plus les cris, les pas des gens, les tambours, les chants… Et quand je rouvre les yeux, je comprends enfin l’importance de revenir à nos racines. Je comprends comment le présent peut fréquenter le passé tous les jours… Maintenant, il y a une paix en moi, même si la vie autour de moi reste active. Les gens dansent. Les gens rient. Les gens, cent mille personnes le lundi de l’équinoxe seulement, voient exactement la même chose que je vois, mais ils le comprennent d’une manière complètement différente…

 

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Cuetzalan… vu par Ophélie

En route vers une communauté indigène près de Cuetzalan, nous avons croisé cette famille, ce fut seulement le temps d’un instant, le temps d’un cliché.

Notre séjour à Tlatlauquitepec fut rempli de paroles, de cris, de rires, excepté ce moment où cette femme traversa la cour d’école. Tout le monde se tut naturellement comme si c’était la sagesse elle-même que nous venions d’apercevoir.

Sur le chemin du retour, après avoir visité les cascades, Naomie aperçut cette fillette dont elle prit quelques photos jusqu’à ce qu’elle entende la mère de cette petite l’appeler : «Naomie rentre à la maison! ».

À peine le temps de demander si je pouvais les photographier qu’ils étaient déjà prêts. J’aime penser que j’ai fait partie de leur journée de quelconque manière. Peut-être même en ont-ils parlé à leur famille ou leurs amis en rentrant à la maison.

Quand même les choses les plus simples deviennent complexes, tout devient tâche et effort.

 

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Cuetzalan

Cuetzalan, c’est le vrai Mexique comme on aime l’appeler entre nous. Y’a pas de vrai Mexique ou de faux Mexique, on le sait bien, mais ces petits villages ont quelques choses de spécial et de vrai. Les paysages et les gens qu’on rencontre nous offrent tellement. Autant ces petits enfants aux sourires innocents que ces personnages âgés écorchés par la vie. Dans ces moments-là, on se tait, on écoute, on s’émerveille, on sourit, on sèche notre larme à œil, on apprécie, car tout passe vite, trop vite.

On serait resté là-bas des semaines et des semaines sans se lasser des histoires racontées, des vues magnifiques, des courses avec les poules, des jeux avec les enfants et des rires échangés. On serait resté là à profiter de la vie mexicaine. Ce périple de trois jours fut mon préféré du voyage, pour la sincérité de l’endroit et des rencontres inoubliables m’ayant appris beaucoup.

Naomie

En el hotel Taselotzin con la señora Rufina

En el colegio Fray Pedro de Gante en Tlatlauquitepec

 

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¡México Lindo y Querido!

Ça fait plus d’un mois qu’on est tous arrivés dans ce pays, dans mon pays et je sens que j’en découvre un nouveau, un pays que je n’avais pas gardé en mémoire, mais duquel je suis tombée à nouveau amoureuse. Redécouvrir ma culture a été pour moi une expérience qui me permet de comprendre et d’avoir une meilleure idée de qui je suis et de ce que je veux devenir plus tard.

Il est surprenant de voir la richesse du Mexique et l’amabilité des gens d’ici qui sont toujours prêts à nous aider et à faire l’impossible pour que l’on puisse bien se sentir avec eux et pourtant, leur bonheur se résume à un simple <<gracias>>.

Sin embargo, es verdad que no todo es color de rosa en este país. Tengo la suerte de aprender de dos culturas diferentes, la quebequense y la mexicana, y siendo yo mexicana, es verdad que me sorprende mucho como actúa la gente en ciertas situaciones. Me da tristeza y coraje ver cómo hay gente que aun tira su basura en la calle sin importarle o cómo la gente arregla sus problemas con la ley con <<mordidas>>.  Es triste, pero es importante saberlo.

De cualquier forma, he aprendido mucho de este país y sobre todo de esta ciudad, porque es verdad, cada rincón de México es un mundo diferente, y Puebla no es la excepción. A pesar de los problemas, la gente vive alegre, día a día con ganas de ayudar, como es el caso con las hermanas de Casa de Asís que se encargan de darles un hogar a las niñas sin recursos o como SIIJUVE que se encarga de que la juventud descubra nuevas culturas pero que también respete la suya y contribuya a crear una mejor sociedad.

Il y a des gens qui se demandent pourquoi je suis en option langues, puisque l’espagnol est ma langue maternelle, mais maintenant, je peux dire que si je suis dans ce programme, c’est parce que je veux apprendre, je veux comprendre et je veux vivre ce que j’ai appris, ce que j’ai compris et c’est que je vis au Canada, mais <<a la mexicana>>.  Je sais déjà ce que c’est d’arriver dans un nouveau pays, sans rien connaître et devoir s’adapter à une nouvelle société et à une nouvelle langue et être au Mexique me permet de voir et de vouloir aider les gens, car plusieurs ici veulent progresser. Ce voyage me permet aussi de valoriser plus le pays où j’habite et de valoriser aussi le pays d’où je viens. Finalement, ce voyage me permet de réaliser que je suis capable de faire beaucoup plus que ce que je pensais que je pouvais faire par moi-même.

María

Vue du Zócalo depuis la tour de la cathédrale de la ville de México.

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Voyager…

Me voilà, regardant pour un billet d’avion au Mexique. Voyager, ça te donne encore plus le gout de voyager. Ça te donne encore plus le gout de découvrir, de te perdre, de te sentir dépaysée, pas à ta place, te libérer avant tout. Je me jure donc qu’à la seconde où je reviens de ce voyage incroyable, je m’achète un billet d’avion pour n’importe quelle destination… C’est absurde de se projeter autant alors qu’ici le moment présent vaut si cher, mais c’est plus fort que tout.

Mon bonheur à moi, c’est me faire à peine comprendre dans un pays étranger, c’est grimper des montagnes pour voir une vue extraordinaire, c’est rencontrer des gens si heureux avec si peu, c’est tirer des leçons qui n’ont rien à voir avec un cours. Mon bonheur à moi, c’est explorer sans comprendre exactement où je suis, mais comprendre qui je suis à travers le tout.

Le Mexique m’apprend une tonne de choses, mais il est sûr qu’il éveille encore plus mon désir du voyage. Il donne un sens à tous mes efforts académiques pour accomplir mon but de voyager à l’aide de mon métier. Il n’y a pas de mot assez puissant pour faire comprendre combien le voyage est l’expérience la plus enrichissante dans une vie. Il n’y a pas de mot pour décrire le volcan enneigé ou le rire d’un enfant qui prononce un mot en français que je viens de lui apprendre.

Je voudrais échanger ma place pour rien au monde, car les petits moments de blues à s’ennuyer d’un câlin de son copain, d’un ronronnement de son chat, d’un repas de sa maman, n’ont rien à avoir avec les souvenirs d’une vie qui se créent dans un nouveau chez soi. Même si ce n’est que lire un livre, marcher des heures pour voir le plus de choses en une journée ou manger un aliment inconnu, tout devient agréable au final. Ma vie prend un certain sens au final.

Naomie

Teotihuacán

 

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